Essai Audi A3 IV Sportback 35 TDI 150 S Line S Tronic 7
Essai Audi A3 IV Sportback 35 TDI 150 S Line S Tronic 7

Essai Audi A3 IV Sportback 35 TDI 150 S Line S Tronic 7

juillet 6, 2026
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Forte de 5 millions d’exemplaires vendus depuis 1996, l’Audi A3 doit désormais composer avec une concurrence féroce, notamment une Mercedes Classe A devenue leader du segment. Privée de salon de Genève pour son lancement, cette quatrième génération a pour mission de reconquérir son trône. Elle abandonne au passage la carrosserie 3 portes pour se concentrer sur la 5 portes baptisée Sportback, et la berline.

Lancée en 2020, cette quatrième génération de l’Audi A3 s’inscrit dans le segment des berlines compactes premium. À son lancement, l’A3 mise sur un moteur essence et deux diesels, avant d’étoffer progressivement son offre avec des versions micro-hybrides et hybrides rechargeables, de 110 à 272 ch. La gamme sportive reste assurée par les versions S et RS proposant jusqu’à 400 ch. Désormais, l’A3 n’est proposée qu’en Sportback (5 portes) et en berline 4 portes.

Esthétiquement, Audi joue la carte de la continuité pour ne pas démoder l’ancien modèle. Si les dimensions stagnent (4,34 m de long), le style gagne en dynamisme. La face avant s’affirme avec une calandre élargie et des optiques au décroché prononcé, rappelant l’A4. Notre version S Line accentue ce tempérament via des boucliers plus agressifs, bien que les prises d’air et les sorties d’échappement soient factices.

Le profil évolue par touches : pavillon plus fuyant, hayon incliné et flancs plus creusés. On retrouve la célèbre ligne de carrosserie reliant les feux, véritable signature de la marque. À l’arrière, les optiques s’affinent et adoptent une signature à LED moderne, complétant une mise à jour visuelle qui mise sur la technologie plutôt que sur la révolution.

Audi A3 Sportback 4e génération 2020 vue de trois quarts avant sur route

Audi A3 Sportback : motorisations et comportement routier

Une gamme réduite au lancement, qui s’est étoffée

Au lancement, cette nouveauté ne bénéficiait que d’une gamme réduite de moteurs et de transmissions. Un seul bloc essence, le 1.5 TFSI de 150 ch et 250 Nm de couple, accouple uniquement à une boîte mécanique 6 rapports. Il est donné pour 5,8 litres et 132 grammes de CO2 au minimum.

Du côté des diesels, le 2.0 TDI en version 30 TDI 116 ch (300 Nm, 4,3 l/100 km et 111 g) et un 35 TDI 150 ch (360 Nm, 4,5 l/100 km et 119 g minimum). Le premier n’existe qu’en BVM6 et le second est automatiquement accouplé à la boîte à double embrayage S-Tronic à 7 rapports.

Plus tard ont débarqué un 3 cylindres essence 1.0 de 110 ch (30 TFSI), mais aussi des versions micro-hybride et hybride rechargeable du 1.5 TFSI (116 ch, 204 ch et 272 en PHEV).

Après cette petite revue stationnaire, il est temps de mettre le contact et de démarrer. Et le premier constat est qu’à froid, ce diesel est… très bruyant !

Sur la route : l’efficacité avant l’émotion

Avec cette quatrième génération, l’Audi A3 cherche l’équilibre entre le dynamisme d’une Série 1 et le confort d’une Classe A. Équipé du châssis piloté optionnel, notre modèle d’essai offre un moelleux réel en mode « Confort », malgré quelques pompages sur les irrégularités de la route.

En mode « Dynamic », l’ensemble se raffermit, offrant un comportement rigoureux et un grip impressionnant. Toutefois, la direction manque de retour d’information : c’est efficace et sécurisant, mais terriblement neutre. Pour le frisson, il faudra repasser ou viser les variantes S et RS. Et une BMW Série 1 donne plus le sourire.

Un moteur « 35 TDI » étonnant de ressources

Sous le capot, le 2.0 TDI de 150 ch gagne en coffre avec un couple porté à 360 Nm, soit 20 Nm de plus que dans la précédente génération. Les performances sont au rendez-vous (0 à 100 km/h en 8,4 s) et les reprises sont si franches qu’on jurerait avoir plus de chevaux sous le pied droit. Si la boîte S-Tronic reste un modèle de douceur, elle avoue toujours une certaine nonchalance à bas régime ou en conduite nerveuse. On regrettera aussi une sonorité moteur un peu « agricole » lors des relances, fort heureusement gommée à vitesse stabilisée.

Sobriété exemplaire et ergonomie soignée

Le point fort de ce TDI reste sa consommation. Même avec un rythme soutenu, la moyenne s’établit sous les 5,5 l/100 km, rendant les moins de 5 litres tout à fait accessibles en conduite éco. Enfin, l’ergonomie est sans reproche : le nouveau petit sélecteur de vitesse est intuitif et rapide dans ses réactions, et la position de conduite en finition S Line est excellente. En résumé, l’A3 est une machine à rouler ultra-aboutie, à laquelle il manque juste ce petit grain de folie que l’on retrouve chez ses concurrentes directes.

Virtual Cockpit Audi A3 Sportback 2020 écran 12,3 pouces

Audi A3 : une dotation en équipements complète

À l’intérieur, Audi opère une petite révolution en abandonnant la planche de bord lisse et les aérateurs ronds au profit d’un environnement plus horizontal et technologique, proche du SUV Q3. L’écran multimédia de 10,25 pouces est désormais fixe et intégré au bandeau. Grande nouveauté : la boîte S-Tronic adopte la technologie shift by wire, remplaçant le levier par un petit sélecteur très réactif.

Si le visuel impressionne, certains choix de matériaux déçoivent. Globalement l’ensemble reste de bonnes factures, mais l’omniprésence de plastiques durs (aérateurs, contre-portes, bas de console), qui sonnent parfois creux, déçoit. Sur ce point, la Mercedes Classe A garde une longueur d’avance. Côté affichage, le célèbre Virtual Cockpit de 12,3 pouces reste une option à 290 €, même sur notre finition S Line.

Habitabilité et coffre : le statu quo

L’espace à bord n’évolue que peu. L’empattement de 2,63 m offre un espace aux genoux correct, aidé par des dossiers de sièges creusés, tandis que les 3 cm gagnés en largeur profitent aux épaules. Le passager central reste toutefois pénalisé par un tunnel de transmission encombrant.

Le coffre conserve ses 380 litres (1 200 litres banquette rabattue), une valeur moyenne pour le segment mais comparable aux rivales de chez BMW ou Mercedes. Seule petite astuce pratique : la plage arrière peut désormais se loger sous le plancher de coffre.

Espace aux jambes places arrière Audi A3 Sportback 2020

Finitions et dotations en équipement : une entrée de gamme plus généreuse

L’Audi A3 débute avec une version d’appel étonnamment bien dotée pour du premium : projecteurs LED, clim bi-zone, freinage d’urgence et aide au maintien dans la voie sont de série. La finition Design ajoute le confort numérique (recharge induction, caméra de recul) et esthétique (jantes 17″, pack alu).

Des finitions haut de gamme distinctes

Le haut de gamme se divise en deux philosophies :

  • Design Luxe : mise sur le raffinement avec sellerie cuir/similicuir, Virtual Cockpit 12,3″ et navigation MMI Plus.
  • S Line : la favorite des acheteurs, typée sport avec châssis abaissé, jantes 18″, sièges baquets et kit carrosserie spécifique.

Des options technologiques qui font grimper la note

Si la dotation de base impressionne, l’A3 n’offre finalement rien de plus qu’une Volkswagen Golf de dernière génération. Pour accéder au summum technologique, il faut encore piocher dans le catalogue des options.

Nous vous conseillons l’amortissement piloté pour l’agrément de conduite. Les geeks regretteront que le Virtual Cockpit Plus (290 € en option à la sortie du modèle) ou les projecteurs Matrix LED ne soient pas de série sur les finitions hautes. Enfin, les aides à la conduite autonome de niveau 2 restent facturées au prix fort.

Audi A3 Sportback TDI 150 : bilan et positionnement

Le duel des compactes premium se résume plus que jamais à un trio germanique. Si la BMW Série 1 mise sur le dynamisme et la Mercedes Classe A sur l’effet « waouh » technologique, l’Audi A3 joue la carte de l’équilibre. Bien que ses tarifs restent élevés, elle surprend par un rapport prix/équipement plus favorable que par le passé, offrant une dotation de série plus généreuse que ses rivales directes.

Cette quatrième génération coche toutes les cases : design affirmé mais discret, confort de haut vol, performances solides du bloc 35 TDI et sobriétés exemplaire. L’ergonomie et l’insonorisation à vitesse stabilisée frisent le sans-faute. On regrettera toutefois une habitabilité stagnante, un coffre quelconque et quelques matériaux plus que décevants pour le blason aux anneaux.

En résumé, l’A3 est une excellente voiture, mais elle manque d’âme. À force de chercher le compromis idéal, elle laisse les émotions fortes aux versions radicales S et RS, et à la concurrence ! Face à des généralistes (308, Mégane) de plus en plus proches et des concurrentes premium plus typées, sa seule rigueur technique suffira-t-elle à s’imposer face aux compétitrices ? Pas certain, du tout…

Audi A3 Sportback 2020 suspension sport S Line

Points forts de l’Audi A3 Sportback 2.0 TDI 150

  • L’amortissement confortable
  • Les performances consistantes du TDI 150, les reprises en particulier
  • La consommation très basse
  • Le dessin moderne de la planche de bord
  • Un prix pas si élevé par rapport à l’équipement proposé

Points faibles de l’Audi A3 Sportback 2.0 TDI 150

  • Le bruit agricole du moteur diesel
  • Le volume de chargement très moyen
  • La finition et la qualité de certains matériaux honteux pour le prestige du blason
  • Le manque d’émotion volant en main
Jante alliage 18 pouces Audi A3 Sportback S Line 2020

Les chiffres clés de la AUDI A3

Modèle essayé

A3 (4e Generation) Sportback

  • VersionIV SPORTBACK 35 TDI 150 S LINE S TRONIC 7
  • Boite de vitesseBoîte automatique
  • Nombre de rapportNC
  • EnergieDiesel
  • Taux d’émissions de CO2NC
  • Nombre de places5
  • Dimensions extérieures (L × l × H)1816 x 4343 x 1449 mm
  • Volume min du coffre380 L
  • Puissance Fiscale8
  • Consommation mixteNC

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