Le Duster entame sa troisième génération avec des ambitions revues à la hausse. Ce SUV compact, longtemps positionné comme une solution économique, vise désormais des concurrents établis comme les Peugeot 2008, Volkswagen T-Roc ou Kia Niro.
Résultat, le Duster progresse en design, en qualité de finition et en équipements. La plateforme CMF-B permet d’accueillir des motorisations électrifiées, une première pour ce modèle. Le diesel disparaît du catalogue français au profit d’une gamme essence, GPL et hybride.
Cette montée en gamme s’accompagne d’une hausse tarifaire sensible par rapport aux générations précédentes. Le confort progresse grâce à une meilleure insonorisation et des suspensions recalibrées. Le comportement routier gagne en stabilité. Toutefois, certains compromis subsistent : la motorisation hybride manque d’agrément, l’absence de boîte automatique sur les versions thermiques limite les choix, et la direction reste perfectible.

Le Duster de troisième génération utilise la plateforme CMF-B, déjà connue dans le groupe. Elle permet pour la première fois d’accueillir des motorisations électrifiées. La gamme française se compose désormais d’un moteur essence TCe de 130 ch à hybridation légère, d’une version bi-carburation essence/GPL Eco-G de 100 ch, et d’une mécanique hybride de 140 ch. Le diesel disparaît du catalogue français, une première pour ce modèle longtemps associé à cette motorisation.
Le trois-cylindres TCe 130 ch se décline en deux et quatre roues motrices, avec une boîte mécanique à six rapports. Cette dernière configuration conserve une transmission mécanique avec répartition automatique du couple sur l’essieu arrière en cas de perte d’adhérence. Un mode permet de bloquer la répartition à 50/50 entre les deux essieux. La garde au sol atteint 217 mm. Les angles d’attaque et de fuite s’établissent respectivement à 31° et 36°, des valeurs légèrement supérieures à la génération précédente.
La version hybride reprend le système développé par Renault : un quatre-cylindres essence atmosphérique de 94 ch associé à deux moteurs électriques et une boîte à crabots à six rapports, pour une puissance cumulée de 140 ch. Cette configuration permet des démarrages en mode électrique et affiche une consommation annoncée de 5 l/100 km. En usage urbain, le système se montre doux et silencieux, avec des transitions fluides entre les modes de fonctionnement. Les phases de roulage électrique sont fréquentes en ville, où la consommation peut descendre autour de 4 l/100 km.
À allure soutenue, les limites apparaissent rapidement. La boîte automatique manque de réactivité et hésite lors des sollicitations franches. Le moteur thermique devient bruyant dès qu’il faut mobiliser la puissance disponible. Les performances restent modestes avec un 0 à 100 km/h en 10,1 secondes et une vitesse maximale de 160 km/h. Le moteur montre ses limites dans les montées ou lorsque la voiture est chargée. Les rapports longs n’aident pas toujours à trouver le bon couple. La consommation se maintient toutefois sous les 6,2 l/100 km même en conduite dynamique.

La nouvelle plateforme transforme le comportement routier du Duster. Les mouvements de caisse sont mieux maîtrisés grâce à des barres antiroulis renforcées et des suspensions recalibrées. Le Duster utilise un train avant pseudo-McPherson et une traverse déformable à l’arrière. La version 4×4 dispose d’un essieu arrière multibras. Le confort progresse sensiblement avec un amortissement de qualité et une meilleure isolation des bruits de roulement. Sur autoroute, quelques bruits aérodynamiques subsistent sans pour autant devenir gênants.
La direction constitue le point faible de l’ensemble. Son manque de précision, de consistance et de retour d’information rappelle davantage un véhicule utilitaire qu’un SUV familial. Les aides à la conduite obligatoires sont présentes : freinage automatique d’urgence avec détection des piétons et deux-roues, reconnaissance des panneaux, maintien dans la voie, surveillance de la somnolence et aide au stationnement arrière. Un bouton « My Safety » permet d’accéder rapidement à la configuration préférée de ces assistances, une attention pratique pour les conducteurs peu familiers de ces technologies.
Points clés des motorisations :
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Avec sa troisième génération, le Duster franchit un cap en matière d’équipement. Dacia propose désormais quatre niveaux de finition qui traduisent l’ambition de la marque de monter en gamme sans renier son positionnement accessible. L’entrée de gamme Essential, réservée à la motorisation bi-carburation essence/GPL, embarque déjà la climatisation manuelle, la réplication smartphone, le radar de recul et le régulateur de vitesse. Un socle correct pour un SUV compact, même si certains équipements restent absents à ce niveau.
Avec la finition Expression, le Duster gagne un combiné numérique de 7 pouces et un écran tactile de 10 pouces. La caméra de recul remplace le simple radar, les vitres arrière deviennent électriques et les jantes passent en alliage 17 pouces. Les finitions Journey et Extreme sont proposées au même tarif, mais avec deux approches différentes. La Journey privilégie le confort avec la climatisation automatique, la navigation et la recharge par induction. L’Extreme mise plutôt sur la robustesse, avec une sellerie lavable, des tapis en caoutchouc et des barres de toit modulables.
Le nouveau Duster intègre un écran tactile central décliné en deux versions selon la finition choisie. Sur Expression, l’interface permet la réplication sans fil du smartphone via Apple CarPlay et Android Auto avec connexion Bluetooth. Une solution pratique pour ceux qui privilégient leur propre écosystème numérique. Les finitions Journey et Extreme bénéficient d’une interface propriétaire plus élaborée, avec navigation connectée offerte pendant huit ans et système audio Arkamys à six haut-parleurs. Un équipement qui améliore sensiblement l’expérience à bord.
Les principaux équipements multimédia selon les finitions :

Malgré une hausse tarifaire par rapport à la génération précédente, le Duster conserve un positionnement intéressant face à la concurrence. Les finitions intermédiaires offrent un niveau d’équipement désormais comparable à celui de rivaux plus onéreux, avec climatisation automatique, jantes alliage 18 pouces ou rétroviseurs rabattables électriquement. Toutefois, certaines lacunes subsistent : l’absence de boîte automatique sur les motorisations essence et GPL limite les choix, tandis que les aides à la conduite avancées restent moins développées que chez certains concurrents.
Les points d’attention à considérer avant l’achat :
Le Duster 3 change de positionnement avec cette troisième génération. Longtemps perçu comme une option économique pour les budgets serrés, ce SUV vise désormais des concurrents établis dans le segment des SUV compacts. Il se mesure directement aux Peugeot 2008, Kia Niro ou Volkswagen T-Roc. Cette montée en gamme se traduit par des prestations rehaussées, tout en conservant un positionnement tarifaire plus accessible que ses rivaux directs. Le pari de Dacia consiste à attirer une nouvelle clientèle sans perdre ses acheteurs historiques, séduits par le rapport qualité-prix.
Cette évolution s’accompagne toutefois de compromis. Les tarifs progressent sensiblement par rapport aux générations précédentes. La motorisation hybride, bien qu’accessible sans malus écologique, affiche un surcoût important et ne convainc pas totalement à l’usage. L’absence de boîte automatique sur les motorisations thermiques et la disparition du diesel limitent les choix. Ces contraintes peuvent freiner certains acheteurs attachés à la simplicité et à l’accessibilité qui ont fait le succès du modèle.
Le nouveau Duster corrige les principales faiblesses des versions antérieures. Le design gagne en modernité et en cohérence. La qualité de présentation intérieure progresse nettement, avec des matériaux mieux choisis et des assemblages plus soignés. Le confort s’améliore grâce à des sièges retravaillés et une insonorisation renforcée. Le comportement routier devient plus stable et rassurant. Ces évolutions placent le modèle au niveau des standards actuels du segment, sans pour autant gommer totalement son ADN accessible.
Les principaux atouts du Duster 3 :
Cette stratégie d’amélioration vise deux objectifs. D’une part, séduire de nouveaux acheteurs qui hésitaient face aux limites des anciennes générations. D’autre part, fidéliser les propriétaires actuels en leur proposant un véhicule plus abouti. Le Duster 3 conserve ses atouts traditionnels tout en gommant ses défauts les plus critiqués. Il reste un choix rationnel pour qui recherche un SUV polyvalent sans dépenser excessivement. Son succès dépendra de sa capacité à convaincre ces deux publics distincts.
Les points de vigilance à considérer :
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Duster 3
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