Lancé en 2007, le Nissan Qashqai a ouvert la voie aux SUV compacts en Europe. Renouvelé en 2013 puis en 2021, ce modèle phare de la marque japonaise bénéficie aujourd’hui d’un restylage pour faire face à une concurrence toujours plus intense. Les évolutions se concentrent principalement sur la face avant, entièrement redessinée. La signature lumineuse adopte désormais deux niveaux avec des feux de jour en forme de pointes de flèche, tandis que la calandre s’élargit jusqu’aux extrémités du bouclier. À l’arrière, les optiques passent du rouge au transparent.
À l’intérieur, les changements sont plus discrets. Le mobilier de bord reste globalement identique, mais accueille une nouvelle tablette multimédia de 12,3 pouces intégrant le système Google avec Android Auto et Apple Carplay sans fil. Les finitions haut de gamme se distinguent par des inserts en Alcantara sur la planche de bord et une sellerie mixte cuir et Alcantara. Si le confort aux places avant est appréciable, la banquette arrière se révèle ferme et son assise est implantée trop bas. Le volume de coffre reste limité pour la catégorie avec 470 litres.

La gamme mécanique du Nissan Qashqai repose sur plusieurs motorisations, dont deux blocs 1.3 Turbo à hybridation légère de 140 et 158 chevaux. Toutefois, c’est la version hybride e-Power qui concentre l’essentiel des ventes en France, représentant environ neuf ventes sur dix. Cette technologie, entièrement développée par Nissan, fonctionne selon un principe particulier : seul le moteur électrique entraîne les roues avant, tandis que le bloc essence de 1,5 litre sert uniquement à recharger la batterie de 1,97 kWh selon les besoins.
Ce fonctionnement hybride génère parfois un léger décalage entre les montées en régime du moteur thermique et les accélérations demandées. Cependant, le bloc 1.5 reste discret, même lors des sollicitations franches, évitant ainsi les nuisances sonores. La puissance de 190 chevaux assure des reprises satisfaisantes au quotidien. Côté consommation, le Qashqai se montre raisonnable avec une moyenne de 6 à 6,5 litres aux 100 kilomètres en usage mixte. En ville, avec une utilisation optimale de la récupération d’énergie, il est possible de descendre sous les 4,5 litres aux 100 kilomètres.
Le châssis du Nissan Qashqai n’a pas été modifié lors de ce restylage, Nissan ayant jugé sa conception suffisamment aboutie. Malgré une configuration en simple traction, la motricité reste efficace en toutes circonstances et ne se trouve jamais prise en défaut. Le comportement routier se révèle neutre et sécurisant, même lorsque le rythme s’accélère sur route sinueuse, sans prétendre toutefois offrir un caractère particulièrement dynamique ou joueur. Cette stabilité rassure au quotidien et convient parfaitement à l’usage familial attendu de ce type de véhicule.
Les principales qualités routières du Qashqai se résument ainsi :
Les versions haut de gamme du Nissan Qashqai adoptent des jantes de 20 pouces, contre 18 ou 19 pouces sur les autres finitions. Ces grandes roues sont systématiquement associées à des suspensions multibras, un choix technique qui préserve le confort des occupants. Malgré cette monte imposante et la présence de sièges sport avec sellerie cuir, le Qashqai maintient un niveau de confort appréciable, y compris sur les routes dégradées. L’amortissement trouve un équilibre satisfaisant entre souplesse et maintien, sans générer de roulis excessif dans les virages.
Le bilan reste toutefois contrasté selon les places occupées. Si les sièges avant offrent un accueil confortable et bien adapté aux longs trajets, la banquette arrière se montre nettement plus ferme. Cette rigidité excessive peut nuire au confort des passagers lors des déplacements prolongés. Cette différence de traitement entre l’avant et l’arrière constitue l’une des limites du Qashqai en matière de confort global. Les occupants des places arrière pourraient ainsi ressentir davantage les imperfections de la route, particulièrement sur les parcours autoroutiers ou les longues distances.

Nissan privilégie une approche par finitions plutôt que par options à la carte, une stratégie courante chez les constructeurs asiatiques. Le Qashqai propose désormais six niveaux d’équipement, dont deux nouveautés. La finition d’entrée Acenta offre déjà une dotation solide avec caméra de recul, climatisation automatique bi-zone et jantes alliage de 18 pouces. Cette version intègre également le nouvel écran multimédia de 12,3 pouces et des optiques full LED, des ajouts appréciables pour une finition de base.
La finition N-Connecta devrait séduire une large clientèle grâce à son équilibre entre dotation et positionnement. Elle ajoute la navigation avec services connectés Google, un combiné d’instrumentation numérique, un double plancher de coffre et des caméras à 360 degrés. La sellerie mixte cuir et tissu complète cette offre intermédiaire. Au-delà, la gamme se scinde en deux orientations : les Tekna et Tekna + privilégient le luxe, tandis que les N-Design et N-Design + adoptent une présentation sportive avec un équipement similaire.
Les versions Tekna et Tekna + ciblent les acheteurs recherchant un niveau de confort et d’équipement élevé. Ces finitions proposent notamment :
La Tekna + enrichit cette dotation avec un système audio Bose offrant une qualité sonore supérieure, des sièges avant chauffants et massants pour un confort optimal, un volant chauffant et un toit vitré panoramique qui apporte luminosité à l’habitacle. La planche de bord habillée d’Alcantara et la sellerie mixte cuir et Alcantara apportent une touche de raffinement rarement vue dans cette catégorie de SUV compacts. Les jantes passent à 20 pouces sur cette version, renforçant la présence routière du véhicule tout en conservant un bon niveau de confort.
Les finitions N-Design et N-Design + constituent les deux nouveautés de cette gamme restylée. Elles reprennent l’essentiel de la dotation des Tekna correspondantes, mais avec une orientation esthétique différente. La présentation intérieure et extérieure adopte des codes plus dynamiques, destinés à une clientèle recherchant un caractère affirmé. Cette approche permet à Nissan de couvrir deux segments distincts : le confort cossu d’un côté, la sportivité assumée de l’autre, sans sacrifier le niveau d’équipement.
Face à la concurrence, le Qashqai se positionne de manière cohérente sur le marché français. Les équipements proposés sont comparables à ceux du Ford Kuga, tandis que le Renault Austral et le Volkswagen Tiguan affichent des dotations similaires. Ce dernier propose toutefois une motorisation moins puissante avec son 1.5 à hybridation légère de 150 chevaux. Le rapport entre équipement et positionnement du Qashqai reste donc compétitif, notamment grâce à sa motorisation e-Power de 190 chevaux qui constitue un argument technique de poids.

Le segment des SUV compacts hybrides connaît une intensité concurrentielle sans précédent. Le Nissan Qashqai restylé doit composer avec des rivaux européens solides, à commencer par le Ford Kuga équipé de sa motorisation hybride compatible bioéthanol, un argument de poids pour réduire les coûts d’usage, ou encore le Renault Austral et sa technologie E-Tech développée en collaboration avec l’Alliance. Ces modèles proposent des niveaux de puissance et d’équipement comparables, dans une fourchette de gabarit similaire, rendant le choix particulièrement difficile pour les acheteurs.
Les constructeurs asiatiques ne restent pas en retrait sur ce marché stratégique. Honda propose le ZR-V, tandis que Hyundai et Kia alignent respectivement les Tucson et Sportage, tous deux récemment actualisés et forts de motorisations hybrides performantes. Toyota complète ce tableau avec son CH-R, qui bénéficie d’une réputation établie en matière de fiabilité. Cette diversité d’offres oblige le Qashqai à affirmer ses propres atouts pour convaincre une clientèle exigeante et bien informée.
Ce restylage du Nissan Qashqai privilégie la continuité plutôt que la rupture. La face avant redessinée constitue la modification la plus visible, avec une signature lumineuse repensée sur deux niveaux et une calandre élargie. Le reste de la carrosserie conserve ses lignes établies, une approche classique pour un modèle en milieu de carrière. Cette stratégie permet de préserver l’identité du véhicule tout en lui apportant un coup de fraîcheur bienvenu face à des concurrents qui se renouvellent régulièrement.
La motorisation e-Power demeure l’atout principal de ce SUV compact. Son fonctionnement, où seul le moteur électrique entraîne les roues tandis que le bloc thermique recharge la batterie, offre une expérience de conduite apaisée et des consommations maîtrisées au quotidien. Le confort général se révèle satisfaisant aux places avant, même si la banquette arrière souffre d’une fermeté excessive. Le volume de coffre reste en retrait par rapport aux standards du segment, un point à considérer selon les besoins d’usage.
Le Nissan Qashqai restylé présente plusieurs qualités appréciables au quotidien. L’agrément de conduite repose notamment sur des sièges avant bien dessinés, qui assurent un maintien efficace sans compromettre le confort sur les longs trajets. La technologie e-Power se distingue par sa discrétion sonore et sa capacité à limiter la consommation, particulièrement en usage urbain. Le comportement routier inspire confiance grâce à une motricité bien gérée et un amortissement qui filtre correctement les irrégularités, même avec les jantes de grande dimension.
Certaines limites méritent toutefois d’être soulignées pour orienter le choix selon les priorités de chacun. Le coffre affiche une capacité inférieure à la moyenne de la catégorie, ce qui peut poser problème pour les familles ou les grands voyageurs. La banquette arrière se montre trop ferme et son assise, implantée bas, ne favorise pas le confort sur les trajets prolongés. Les finitions les plus équipées atteignent des niveaux tarifaires élevés, les plaçant en concurrence directe avec des modèles de constructeurs positionnés sur des segments supérieurs.
Modèle essayé
Qashqai 3
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